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Qui est Joseph Fraud ? - Joseph et Gisèle FRAUD

Joseph, résistant à 22 ans


Joseph Fraud est né en 1921 et domicilié à Treillières depuis 1932, quand son père y fut nommé chef de gare. En 1943, alors instituteur récemment nommé à La Montagne, il refuse de se soumettre au Service du travail obligatoire (STO) en Allemagne nazie. Il quitte sa profession et entre en clandestinité. Il s’engage auprès de Libertaire Rutigliano, Nantais responsable du mouvement de résistance communiste Front National. Il participe à des sabotages, à des évasions de résistants et à la mise en place d’une imprimerie clandestine qui éditera un journal pour contrer la propagande de Vichy. Ses responsabilités dans la Résistance grandissent. Sous le nom de Duhart et de Victor, il réorganise les Francs Tireurs et Partisans (FTP) du département et en devient le responsable régional. Arrêté à Angers en juin 1944, il est déporté en août dans le terrible camp de Buchenwald. Libéré le 1er avril 1945 par les Alliés américains, il est de retour à Treillières le 25. Joseph retrouve la vie civile et l’Education Nationale. Il décède accidentellement en 1969, à l’âge de 49 ans.

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Gisèle, résistante à 20 ans


Gisèle Fraud est née à Saint-Vincent-des-Landes. Après des études dans une école de secrétariat, elle sera employée au Service régional des assurances sociales à Nantes, tout en continuant d’habiter chez ses parents à Treillières. Son père était alors chef de la gare locale.

Elle entre dans la résistance à l’occupant nazi en septembre 1943, à 20 ans. À la demande de son frère Joseph, membre du Front national pour la libération de la France, la jeune femme tape des stencils pour un journal clandestin et distribue des tracts au sein du réseau nantais de Libertaire Rutigliano.

Devenue agent de liaison auprès de Joseph, Gisèle Fraud est arrêtée sur dénonciation, le 3 avril 1944. Torturée par la Gestapo, afin qu’elle livre son frère, elle est incarcérée à la prison La Fayette.

Déportée en mai dans le camp de concentration de Ravensbrück (Allemagne) sous le matricule 51491, puis celui de Zwodau (République tchèque), elle rencontre Marcelle Baron et se lie d’amitié avec elle. Toutes deux seront libérées un an plus tard, le 7 mai 1945.

Elle ne pèse plus que 35 kg quand elle rejoint alors Treillières.

Un ouvrage adapté au théâtre

Revenue de l’enfer concentrationnaire, Gisèle reprend son travail et épouse un autre Treilliérain, Michel Giraudeau, requis au titre du STO et interné un an en Tchécoslovaquie pour avoir aidé des prisonniers français.

Mère de trois enfants, Gisèle Giraudeau reçoit la Légion d’honneur pour son action résistante en 1997. C’est à cette époque qu’elle se décide à écrire son témoignage La résistance et la déportation à 20 ans . L’ouvrage sera adapté au théâtre en 2014 par une compagnie parisienne sous le titre De tant d’horreurs mon cœur devint immense . Membre de la FNDIRP, de l’Amicale de Ravensbück, puis de l’association Les Relais de la mémoire, elle interviendra pendant de longues années auprès des élèves, afin de témoigner de son action dans la Résistance et de son vécu de déportée. «  Je n’ai fait que mon devoir » , répétait-elle, humble et discrète.

Présidente d’honneur des Amis de la fédération pour la mémoire de la déportation (AFMD 44), elle a remis ces dernières années sa tenue de déportée au Musée d’histoire de Nantes du château des Ducs de Bretagne.

Décédée en 2017 à l'âge de 94 ans, Gisèle n'a cessé de témoigner pour la mémoire, notamment auprès des scolaires, avec l’association Les relais de la Mémoire.

Le témoignage poignant de Gisèle donné et filmé en 2001 devant les élèves de l’école « Alexandre-Vincent » de Treillières et les futurs élèves de l’école « Joseph-Fraud », inaugurée l’année suivante, est visible sur le site de l’association ( treillieresaufildutemps.blogspot.fr ).

                                                

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Date de création : 13/11/2013 - 15:00
Dernière modification : 09/02/2019 - 08:57
Catégorie : Qui est Joseph Fraud ?
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